Fin
Statue de l'archange Saint-Michel au sommet du Mont du même nom, Manche. Conçue par Emmanuel Frémiet (1824-1910) et exécutée par les ateliers Mauduit vers 1897.
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Le libelle cesse définitivement son activité. Je remercie les lecteurs (500 par mois en moyenne) de leur visite et vous invite, compte tenu des informations économiques circulant dans les médias alternatifs, à activer le plus rapidement possible une démarche d'autonomie alimentaire et de repli en milieu rural. Bien à vous. T.F.
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Drogue
« Ce n'est donc pas l'autoréalisation que l'existence médiatique propose à la vie, c'est la fuite, l'occasion pour tous ceux que leur paresse, refoulant leur énergie, rend à jamais mécontents d'eux-mêmes d'oublier ce mécontentement. »
Michel Henry, écrivain français (1922-2002), La Barbarie, 1987.
Épiderme
Si Fabrice Luchini manque de culture politique, il n'en reste pas moins un conteur fascinant, des textes qu'il admire comme de son propre sillon, élégamment retracé par ce film.
Robert Luchini, dit Fabrice, documentaire français de Thierry Demaizière et Alban Teurlai, 2009.
Deva
Malicorne, formation française fondée en 1974, L'écolier Assassin, sur scène en 2010.
À Brice (23 décembre 1982 - 14 juin 1995).
Tectonique II
AÉROPORT : « LA GRENOUILLE MIEUX RESPECTÉE QUE LE PAYSAN »
Au moment où les forages préparatoires à la construction de l'aéroport se poursuivent, les agriculteurs s'interrogent sur leur avenir et dénoncent la politique du carnet de chèque.
« Au lieu de prendre la défense de la paysannerie pour le maintien du potentiel de production agricole, la Chambre d'agriculture accompagne Vinci dans ses visites aux agriculteurs pour les évincer. » À quelques centaines de mètres, les forages se poursuivent dans les pâtures, sous haute surveillance policière. C'est là que devrait se construire la future tour de contrôle de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes : quarante-cinq mètres de haut.
L'idée est encore difficilement matérialisable, au milieu de cette campagne bocagère, mais dans la ferme voisine de la « Vache rit », cela signifie concrètement la disparition complète de l'exploitation. « Nous sommes juste sur la piste. » Et Julien Durand, de la Confédération paysanne, enrage.
Selon les agriculteurs du secteur ce sont 80 exploitations qui seront plus ou moins impactées par le projet. « Entre la route et l'aéroport, quarante fermes n'auront plus les moyens de travailler et 15 à 17 seront totalement rayées de la carte. Les paysans sont licenciés en quelque sorte, au moment où la population de Loire-Atlantique et les besoins alimentaires augmentent. »
Michel Tarin, un autre agriculteur menacé, rappelle que, chaque année, ce sont plus de 2 000 ha qui disparaissent dans le département, sous le goudron des routes, des zones d'activité et pavillonnaires « et 2 000 de plus avec l'aéroport. À ce rythme, on verra bientôt disparaître en France l'équivalent d'un département tous les quatre ans, on ne peut pas continuer comme ça. Et l'idée de reconstituer une agriculture urbaine dans Nantes Métropole, c'est de la poudre aux yeux. »
Surenchère sur les terres
Pour Vinci, le concessionnaire du futur aéroport du Grand Ouest, le temps presse aussi. Il doit mettre en place dans les meilleurs délais, des mesures compensatoires pour les zones humides qui vont disparaître : 200 ha pour le seul barreau routier, selon les règles imposées dans le décret d'utilité publique. Beaucoup plus avec l'aéroport.
Il faudra reconstituer dans le département l'équivalent des périmètres disparus, au mètre carré près. « Ici, on a plus de considération pour les grenouilles que pour les paysans ». Pour les propriétaires fonciers, comme pour les exploitants agricoles, c'est plutôt le carnet de chèque qui sert d'argument. La référence, c'est environ 1 600 € à l'hectare pour les propriétaires. Même si l'Acipa (1) encourage les propriétaires à ne céder à aucune négociation, personne ne se fait trop d'illusion.
Pour les paysans, qui ne sont pas tous propriétaires, loin s'en faut, on évoque pudiquement des mesures d'accompagnement économique. « En clair, nous devons partir et nous débrouiller. » Sur ces terres d'élevage, les exploitations atteignent fréquemment les 70 ha, bien davantage pour les Gaec (2). Des espaces difficilement reconstituables en Loire-Atlantique, où la pression foncière est déjà très forte en milieu rural. « Les agriculteurs, qui auront été indemnisés, auront les moyens de provoquer une surenchère sur les terres disponibles. » Alors évidemment, à Notre-Dame-des-Landes, la Chambre d'agriculture ne compte pas que des amis.
Source
(1) Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
(2) Groupement agricole d'exploitation en commun.
Austérité
Le lit de la Loire à Ancenis, Loire-Atlantique, fin mai 2011.
Crédit : F. Dubray.
Éclairage
Docteur en science politique et essayiste né en 1966, Pierre Hillard est en France le spécialiste des arcanes du mondialisme. Obsédé de l'observation factuelle, qu'il tempère avec une délicieuse bonhomie, ses exposés éclairent les événements en cours. Il donnera une conférence à Nantes le 5 juin prochain à 15h, sous le parrainage d'Egalité & Réconciliation. Le lieu précis étant communiqué 48h auparavant par courriel, il est nécessaire de réserver à l'adresse hillard.confnantes@yahoo.fr. Entrée 5 euros.

Conférence de Pierre Hillard au Théâtre de la Main d'Or, Paris, 20 décembre 2008.
► A lire sur le libelle : L'Allemagne et l'Europe des ethnies, 2002.
Érosion III
Suite des Mythologiques et des Insouciantes, Les Cabossées est le dernier volet du cycle documentaire de l'INA dédié à la France contemporaine. Au menu, les années 1980.
Nos années 80 : Les Cabossées, écrit par Alain Moreau, réalisé par Patrick Cabouat et commenté par Bruno Abraham Kremer, 2009.
Tangente
Bernard Lavilliers, chanteur français né en 1946, Les Barbares, 1976.


