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Le blog d'Egalité & Réconciliation Loire-Atlantique [44]

24 mai 2009

Quatre sites internet patriotes indisponibles durant plus de 24h

bugDu vendredi 22 mai au soir au dimanche 24 au matin, quatre sites internet de la mouvance patriotique -VoxNR, Tout Sauf Sarkozy, No Media Info et le portail national d'Egalité & Réconciliation- n'étaient plus consultables, tout en affichant un message d'erreur identique. Il ne s'agissait pas, comme on peut le lire ça et là sur la toile, d'une attaque coordonnée, mais d'une panne du serveur unique qui les héberge, peut-être due à un simple bug informatique. Nous devrions en savoir plus en début de semaine prochaine; d'ici là, pas d'alarmisme.



19 mai 2009

U.R.S.S. [Union Reptilienne des Social-démocraties Sauvages]

Le 9 mai 2009 sur France 5, chaîne financée par le contribuable français, une brochette de viande avariée dégoulinait de suinte sur les braises du lynchage médiatique de Dieudonné, offrant au téléspectateur la vue d'une remarquable flambée de mensonge et de haine. Comme à leur habitude serviles avec les puissants et méchants avec les faibles, Anne-Sophie Mercier (Charlie Hebdo), Franck Riester (UMP), Roger-Gérard Schwartzenberg (PRG) et Paul Amar, en ces temps de guerre sans merci contre la résistance, ont alors définitivement gagné leur galon de fétides collaborateurs de l'empire atlanto-sioniste.

Merci à French Carcan.

15 mai 2009

Coeurs braves

Suite aux parodies -entre autres- du film La Chute et du dessin animé Goldorak, Traviss33, utilisateur du portail Dailymotion, signe une nouvelle vidéo détournant un extrait de Braveheart, inspirée des derniers développements de la résistance française au Nouvel ordre mondial.

À Romain.

15 mars 2009

Alain Soral quitte le Front National

Suite au texte "Marine m'a tuer !" publié sur le site internet d'ER annonçant son départ du Front National , Alain Soral répondait aux questions des journalistes lors d'une conférence de presse organisée à la Main d'Or, le théâtre parisien de Dieudonné, le 4 février 2009.

11 octobre 2008

[ANNONCE] Deuxième Université d'Egalité & Réconciliation, 1er et 2 novembre 2008 à Villepreux

UERaffiche

PROGRAMME, INFORMATIONS PRATIQUES ET RÉSERVATION : CLIQUER ICI

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07 juillet 2008

Sur la libération miraculeuse d'Ingrid Betancourt, par Jean-Claude Martinez

ingridbetancourt570Pour contraster avec la solennité observée chez Jean-Marc Ayrault le 3 juillet dernier, à l'occasion de la descente du portrait d'Ingrid du fronton de l'hôtel de ville nantais [encore lui], offrons à lire le point de vue autrement moins religieux de Jean-Claude Martinez sur la libération de la bomba latina préférée de nos élites dégénérées.

La très belle nouvelle de la libération d'Ingrid Bétancourt et de sa santé merveilleusement rétablie me comble de joie.

Il faut féliciter le professionnalisme des grands soldats de l'armée colombienne et surtout leur service de santé qui, en quelques heures, a permis à l'Ingrid Betancourt de la cassette vidéo, à la santé chancelante qui nous avait tant émus, de redevenir la grande figure politique tant admirée donnant une longue et brillante conférence de presse internationale.

Pour cela, nous souhaitons que les valeureux libérateurs colombiens d'Ingrid Betancourt ne subissent pas demain le sort du préfet Marchiani, libérateur, lui, de nos otages au Liban et remercié par son emprisonnement actuel.

Nous félicitons tous le Président Sarkozy qui, en dépit des "caisses vides" et de "la France en faillite", a pu permettre à Mélanie, son petit frère Lorenzo, leur petit cousin, leur tata et tous leurs amis, de ne pas avoir dû attendre huit heures interminables pour le départ quotidien de l'avion de ligne Paris – Bogota et d'avoir pu vite sauter dans un avion spécial de la France, pour aller retrouver leur maman dans la petite maison, enfin heureuse, de leur courageuse famille, membre du top des grandes fortunes et des oligarques latino-américains.

Nous, tous les Languedociens et Catalans, nous nous réjouissons que notre pays ait pu consacrer à la réalisation de cet événement émouvant une enveloppe budgétaire supérieure à celle qui vient d'être affectée aux milliers de nos vignerons en grande difficulté, pris en otage par le libre-échange planétaire.

Notre bonheur à tous est d'autant plus grand qu'enfin libérée, Ingrid Betancourt va pouvoir reprendre la noble lutte qu'elle a toujours menée pour obtenir de ses proches de l'hyperclasse la libération des enfants esclaves des mines, des travailleurs asservis dans les bananeraies de Chiquita, des femmes brisées dans les serres à roses ou les champs et de tous les travailleurs indiens ou non de l'Amazonie, des plateaux andins ou des favelas, dont les conditions de vie inhumaines, depuis toujours, ont servi de terreau à la révolte des FARC et des autres mouvements qui les ont précédés.

Cette libération tant attendue de la maman de Mélanie, augure bien de la présidence française de l'Union européenne qui va pouvoir maintenant se consacrer à d'autres libérations, celles des millions de femmes et d'hommes à la vie et à l'avenir pris en otage par les politiques économiques malthusiennes stupides de l'Union européenne. Je pense à nos paysans, aux victimes des délocalisations, à nos compatriotes malades enfermés dans l'angoisse de nos hôpitaux sous-équipés, tout comme aux papies et mamies, oubliés dans des maisons de retraite de la honte, jusqu'à y être 14 803 à en mourir de soif en août 2003. Juste au moment où Ingrid Betancourt recevait, elle, Dieu merci, de ses geôliers de l'eau pour s'hydrater et des dirigeants français le bénéfice d'une noble mobilisation, à 6 000 km de distance, pendant qu'ils oubliaient, en revanche, de s'intéresser à la vie de nos compatriotes âgés qui mouraient, eux, juste à leur côté.

Jean-Claude Martinez, professeur agrégé de droit public et de sciences politiques, député européen.

Source : http://www.egaliteetreconciliation.fr

25 juin 2008

[Revue de presse] Langues régionales : l'arrière-plan d'une cause «sympa»

opinions_080625_langues2François Taillandier, écrivain, auteur d'Une autre langue s'interroge sur cette tentation d'accorder un statut constitutionnel aux langues régionales. Il prône au contraire un encouragement de la francophonie.

On peut espérer que le vote des députés visant à entériner dans la Constitution l'existence des langues régionales sera une affaire enterrée après le refus du Sénat. Provisoirement du moins, et c'est pourquoi il faut y revenir : car les pressions exercées en ce sens ne cesseront pas, et le comportement de nos élus en cette affaire a donné une pénible impression d'irresponsabilité, pour ne pas prononcer un mot plus grave. Tout s'est passé comme si, en évitant soigneusement de préciser à quoi l'on s'engage, on s'était à la fois dédouané et donné les coudées franches, au moyen d'une formule apparemment innocente, mais qui tient de la boîte de Pandore ou de la bombe à retardement.

Lire la suite : http://www.lefigaro.fr

17 mai 2008

Alain Soral s'exprime sur l'union de la gauche du travail et de la droite des valeurs

note : ce discours n'a pas été filmé à Nantes.

1er mai 2008 : E&R, première morsure

1ermai2

Le défilé d'E&R organisé le 1er mai 2008 à Paris [cf billet précédent] a dépassé nos espérances en rassemblant 150 adhérents et sympathisants venus de toute la France, et même de l'étranger. En voici un résumé également disponible sur le site national du mouvement, suivi d'une courte vidéo de l'événement.

Café brûlant sur fond d’air glacé, quelque chose se prépare place de l’Opéra...

Des patriotes aiguisent leurs voix sur les marches du palais Garnier.

Seuls ou par petits groupes, des silhouettes surgissent des bouches de métro, des carrefours, du haut des avenues...

Mais qui sont-ils ? L’attente est courte...Oui ! Ce sont des camarades !

Des visages familiers, toujours plus nombreux, quittés la veille ou il y a quelques jours.

Des textiles ER apparaissent, une banderole est déployée. Soudain Soral surgit, casquette à la Gabin sur le crâne, regard bleu acier, l’air amusé du bon coup qu’il prépare... La foule des soraliens s’agite et s’étoffe: les mains se serrent, nul besoin de rappeler à chacun ce qu’il sait déjà : l’instant sera solennel mais en bon français ils accompliront leur devoir sans rechigner, avec toujours ce brin d’humour gaulois qui fait leur charme.

Un long cortège, forêt de drapeaux des nationaux, s’ébranle mollement, et défile comme un hommage le long de notre bannière. L’étonnement et la curiosité se lit sur leurs visages. Quelle est cette jeune garde ?

Il est enfin temps pour la troupe ER de se mettre en marche, les lignes se forment : il y a de la cohorte dans son aspect et ça n’est plus un défilé mais une parade fière et bruyante qui  réveille le soixante-huitard, en pleine grass’ mat’, après une nuit d’orifices backroomés...

D’autres bobos plus matinaux, pressent le pas, terrorisés par une vision diabolique : le drapeau tricolore…Dans leurs pauvres cervelles rongées par la coke et la lecture de Libé, se produit un bug synaptique : là où ils s’attendaient à voir des crânes irrités par une tonte extrême, ils aperçoivent au passage d’ER des français de tous types, une véritable palette d’épiderme …vision impossible, choc intellectuel…
Mirage ou remontée d’acide ?
Pour eux la fuite, vite ! par tous les moyens...car leurs esprits étroits n’y survivraient pas...

Un journaliste filme et questionne et se remplit d’images qui ne seront jamais diffusées...

Tel l’acarien des matelas, qu’on ne voit pas mais dont on sait la présence, le flic de base des RG, discret comme une blatte dans un bol de lait, scrute, zieute, observe, dévisage, photographie nos gueules…peu importe, nous n’avons rien à cacher. Souhaite t’il identifier nos culs ? Pas de problèmes, on peut lui montrer mais ce sera la seule fois où l’on baissera notre froc…travail sordide de petite concierge du système, sans morale ni conviction...

A des années lumière d’une chorale niaiseuse d’eunuques contestataires gauchistes, le bataillon ER est un géant qui tonne d’une voix mâle ! Venin sonore : des slogans courts claquent entre deux façades haussmanniennes, la troupe reprend au vol cette morsure reptilienne ! Les timbres rauques des solides gaillards d’ER ne laissent aucun doute sur leur détermination : ils ne sont pas les figurants, otages de leur siècle mais bien les futurs acteurs d’un changement inéluctable, avant-garde d’un tsunami populaire et social.

Des badauds saluent notre action, nous questionnent, nous encouragent ! Nul réprobation dans leur démarche, ils ne sont que les échos d’une demande que notre offre va combler !

Enfin ce dessine la pucelle d’or sur sa monture. De cette place des Pyramides, ou deux mandats de Delanoë nous contemple de leur arrogance…les gueules se taisent, car Jean-Jean va parler, il se fait languir le bougre mais c’est pour mieux bondir, poitrine plébéienne au vent et muguet à la boutonnière, pour nous livrer une fois de plus un de ces discours dont on ressort forts et fiers !

Nul n’est épargné : la gauche bourgeoise, la droite de la finance, syndicats et patrons, tous unis dans le même soumission au nouvel ordre mondialiste, grande faucheuse des nations.

Aucun détail n’échappe au mégalithe de l’insoumission.

Enfin, l’hymne nationale, soulève à chaque refrain, les poitrines d’inconnus autrefois, aujourd’hui frères d’armes et camarades politiques, amis et solidaires de la lutte commune vers l’égalité et la réconciliation !

James G. pour Égalité & Réconciliation

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28 février 2008

Rapport PISA, Projet Darcos : à quelle sauce nos enfants vont-ils être mangés ?

22571108Un point de vue d'Oriane Borja, membre d'Égalité & Réconciliation et candidate aux élections cantonales 2008 de Rezé.

Toute personne un peu informée sait bien qu’au niveau de l’Éducation Nationale, ce n’est pas le ministre qui décide.

Depuis que le Général de Gaulle a laissé cette sphère à une certaine gauche, le noyautage est évident. C’est la FEN et la pieuvre des syndicats et associations qui gravitent autour qui y font le jour et la nuit [surtout la nuit en l’occurrence]. L’idéologie égalitariste et libertaire a conduit le niveau de nos enfants au désastre que l’on sait. Les IUFM ont mis en pratique les théories illogiques des pédagogues apprentis sorciers tels que Philippe Meirieu, et les professeurs des écoles, subissant eux-mêmes le système depuis les années 70, ne connaissent  même pas la méthode alphabétique, celle employée par tous les parents au fait du problème. Il est intéressant de noter que les organisations internationales, comme l’OCDE, préconisent exactement les mêmes méthodes que celles des IUFM, et l’on voit encore que les tenants de l’ultra-libéralisme et de la prédominance de l’économique sur le politique trouvent dans la gauche française les idiots utiles qui leur permettront de maintenir le système en place.


Les conclusions du désormais incontournable rapport PISA, qui évalue le niveau des élèves âgés de 15 ans dans les différents pays de la planète, ne doit pas être un leurre. Certes, le niveau des petits français est catastrophique, mais je dirais qu’au royaume des aveugles, les borgnes sont roi. Ce rapport a pourtant cette fois-ci une différence majeure avec les précédents. Où, jadis, il ne se préoccupait que de connaître l’impact économique des méthodes, et leur niveau de conformité avec la règle qu’il avait établie [autonomie de l’élève, bonheur d’apprendre], il s’est attelé cette fois également au niveau de maîtrise de la langue et sur le niveau scientifique des élèves [l'on sait d'ailleurs dans ce domaine qu'à 15 ans, ça n'indique pas grand chose sur leur orientation future].

A noter que la question de l’autonomie reste à préciser : est-ce que la propension à répéter le peu qu’on a appris suffit à être autonome, où est-ce la faculté d’aller plus loin, basée sur de solides acquis, qui fonde le principe ?

Selon le dernier rapport, le modèle finnois caracole une fois de plus en tête. Il est drôle de constater que tout le monde veut faire comme lui alors que par ailleurs, l’évaluation des élèves ne doit surtout pas faire l’objet de classement, car il serait mauvais qu’ils connaissent leur niveau : ils sont tous bons, beaux et merveilleux qu’on vous dit. Ce qui en fait, au demeurant, des personnes arrogantes et sans aucune humilité devant la connaissance.

Pourtant, l’émulation que ce rapport suscite n’est pas feinte. Il est donc intéressant de se pencher sur le modèle finlandais. On constate que la petite enfance d’un Finlandais n’est pas exactement la même que celle d’un petit Français, puisqu’il n’est scolarisé qu’à partir de 7 ans après avoir appris à lire à la maison ! Beaucoup de mères font le choix de s’en occuper, ou, si elles ne le font pas complètement, dans des proportions beaucoup plus grandes que chez nous. La mère de famille que je suis y voit la clef de voûte d’un bon départ dans la vie, même s’il est difficile de faire passer aujourd’hui l'idée qu’il n’y a rien de plus parfait qu’une maman pour ses enfants [sécurité affective, fermeté dans le respect des règles], car c’est elle en premier chef qui pâtirait des conséquences, sans la culpabilité que pourrait éprouver une mère absente. Et qu’on ne me raconte pas que ce n’est pas intellectuellement satisfaisant, cela dépend de chacun car, à bac +4, je me sens au moins aussi stimulée que ma sœur à bac +10. De même, les revenus n’ont rien à voir là-dedans : j’élève seule mes quatre enfants avec un petit temps partiel et seulement depuis qu'ils sont tous scolarisés, et cela n’empêche pas mes enfants d’être en tête de classe. La différence se fait sur l’instruction et l’éducation que l'on a reçues.

En Finlande, le niveau de correction des enfants est tout à fait remarquable, il ne viendrait jamais l’idée à l’un d’entre eux de dégrader quoi que ce soit; c’est juste un fait. Il est également notable que le taux d’immigration est très faible et que les quelques russes qui viennent s’installer dans le sud sont immédiatement assimilés, les prédispositions à apprendre les langues étrangères, la relative facilité du finnois, surtout par rapport au russe, sont autant de paramètres.

La France est arrivée en 19ème position, en baisse constante. Dans notre école de la République, jadis creuset de la Nation, le fondamental [lire, écrire, compter], la rigueur, l’effort et le mérite ont été délaissés, voire méprisés au profit du ludique et du superficiel. Les livres n’ existent plus au primaire, il est même proposé au concours de recrutement des professeurs des questions très ouvertes du genre: « Montrer que le fait de ne pas utiliser de livre au CP n‘est pas nuisible, et même bénéfique pour l'apprenant ». Pour quelqu’un comme moi qui entend démontrer exactement le contraire, c’est merveilleux. On ne fait plus que du copier-coller de feuilles volantes, la consommation de colle étant inversement proportionnelle à la présence de livres de cours; la colle est d’ailleurs un accessoire très tendance pour les petits en mal de sensation.

Si par hasard un livre est étudié, la "médiocritude" est caricaturale, cela reste du niveau d’un Titeuf, guère plus. Car l’idée est de brosser l’enfant dans le sens du poil. Cela est censé le rassurer, or je crois que c’est exactement le contraire, ce n’est que mépris et impossibilité de s’élever qu’on lui offre. Les enseignants réussissent à faire croire aux parents que lire des choses vulgaires et grossières, c’est pour apprendre à l’enfant à ne pas les faire; c’est idiot, une mère de famille n’avait jamais pensé à ça [encore que l’on voit de tout aujourd’hui]. Cela me rappelle un certain Yannick Noah qui venait expliquer ses théorie sur la drogue au journal du service public, et comment il souhaitait que ses enfants y goûtent pour qu’ils apprennent. Tout doit être plaisir, l’enseignant doit organiser des séances de recherches, qui demandent un travail considérable de sa part d’ailleurs, pour que l’enfant ne s’ennuie pas. Ce sont des usines à gaz, car outre le fait que la classe se dissipe rapidement, les élèves en ressortent avec une impression de savoir qui se dissipera aussi très vite. Pourtant, une bonne leçon suivie d’exercices, ce n'est pas fun, mais ça marche. Et on n’a encore rien inventé de mieux que le travail pour maîtriser un savoir.

Qui ne comprend pas, comme le démontrent de nombreux scientifiques, que le cerveau se structure par un apprentissage progressif et rébarbatif, allant toujours du plus petit élément vers le plus complexe  ? Que c’est ce travail qui amène le petit d’homme à la possibilité d’avoir une réflexion, une pensée critique libre ? Et que c’est par l’instruction que l’enfant s’éduque ? On peut toujours répéter à un enfant qu’il faut être tolérant, si les neurones qui analysent ne sont pas connectés, il ne le comprendra jamais. Et les faits, têtus, sont là pour le démontrer : alors qu'il n’y a jamais eu autant de débats d’éducation à la citoyenneté et autres "vie scolaire" censé juguler les violences et incivilités, celles-ci n’ont jamais été aussi nombreuses même dans les établissements "calmes". De toute façon , l’institution fait comme si le petit était un être responsable, qui doit lui-même trouver les solutions à tous les problèmes et établir les règles. On nie le fait même qu’il soit un enfant.

À la question, « Qui es-tu ? », Saint -Exupéry fait dire dans la bouche de son merveilleux Petit Prince: « Un ignorant ». Ce n’est pas un manque de respect ni de considération que de penser cela, c’est juste la réalité. Aujourd’hui, en apprenant globalement, l’élève ne peut en général que répéter bêtement une pensée pré-mâchée, car, pour la plupart, seule cette partie du cerveau a été activée. C’est juste de la médecine. Les progrès montrent aujourd’hui les mécanismes grâce à des marqueurs. C’est le prix Nobel de médecine 1981 Roger Sperry qui a été récompensé pour ses études mettant en évidence le phénomène; il a étudié le fonctionnement du cerveau des enfants ayant appris selon différentes méthodes, et le résultat est sans appel. Il vient conforter le bon sens d’une mère de famille ou les instituteurs qui, jadis, pouvaient mener le fils d’ouvrier au même niveau d’excellence que le fils d’un ministre. Ils peuvent dorénavant atteindre tous les deux le même niveau de médiocrité, mais cela ne console pas.

Le
professeur au Collège de France Stanislas Dehaene, dans son récent ouvrage Les Neurones de la lecture, Laurent Lafforgue, médaillé Fields de mathématiques (équivalent du prix Nobel) "démissionné" du Haut Conseil de l’Education car il avait pointé le risque que le système actuel faisait courir à notre Nation -tant dans le domaine littéraire que scientifique-, et bien d’autres, font tous la même analyse quant au diagnostic et aux solutions. Le gouvernement français préfère laisser le pouvoir aux mains d’idéologues en jugeotes courtes.

Pour l’avenir de notre Nation, il est indispensable de prendre conscience de cela. Parce que la France est la patrie de Rabelais, La Fontaine, Descartes, Montesquieu, Voltaire, Rousseau, Pasteur, Curie et tant d’autres, nous avons le devoir de réagir et de faire la meilleure école du monde.

Oriane Borja

>> Présentation des nouveaux programmes du primaire par Xavier Darcos, ministre de l’Éducation Nationale

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